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Le Courrier Picard : La compagnie des Lucioles en résidence dans le Clermontois

Le Courrier Picard : La compagnie des Lucioles en résidence dans le Clermontois
Cette compagnie de théâtre a posé ses valises dans le Clermontois pour travailler sur son nouveau spectacle.


Originaire de Compiègne, la compagnie des Lucioles semble se plaire dans le Clermontois. Pour preuve, le CAL (centre d’animation et de loisirs) l’accueille, pour la seconde année consécutive, en résidence d’artistes. Comme en 2016, il s’agit pour elle de travailler avec certaines classes sur la création d’un nouveau spectacle.

Après Qui rira verra, inspiré du livre de Nathalie Papin, c’est cette fois Quand j’aurai mille et un ans   de la même auteure, qui est en cours d’adaptation pour la scène. « En réalité, le texte, écrit en collaboration avec Jérôme Wacquiez, le metteur en scène de la compagnie, est toujours en cours de rédaction puisqu’il se nourrit des échanges avec les enfants », explique Jennifer Morel, animatrice culture.

Après deux matinées passées avec les écoliers, la compagnie a pris ses quartiers pour le reste de la semaine à la salle des fêtes de Fouilleuse afin de travailler à la mise en scène.

Avec une double thématique portant sur le monde des profondeurs et le transhumanisme,   Quand j’aurai mille et un ans semble de prime abord peu adapté à des enfants de 8 à 10 ans. Mais c’est oublié à quel point leur imagination est fertile, et les comédiens de la compagnie doués pour les motiver.

Armés d’un jeu de l’oie géant de 30 cases, Basile Yawanké et Alice Benoit ont, ainsi, été chargés d’aller à la rencontre d’élèves de Saint-Aubin-sous-Erquery et de Breuil-le-Vert (Cannetecourt). À chaque case, un défi à relever par équipe : réflexion, improvisation théâtrale…

Vivre 1 001 ans

Invités à donne leur signification au mot transhumanisme, ils ne sont ainsi pas tombés très loin de la réalité. « Une machine en fer qui rend immortel ? », a répondu une fillette. « C’est l’idée de pousser de plus en plus loin les limites de l’homme grâce au progrès ; un courant de pensée selon lequel l’enfant qui vivra 1 001 ans est déjà né, explique Alice Benoit. Mais est-ce bien ou pas ? Car si nous vivons tous plus de 1 000 ans, nous serons alors trop nombreux pour notre planète. »

Comme l’an passé, la compagnie reviendra sur le territoire présenter aux enfants le spectacle finalisé. Celui-ci sera joué dans les Hauts-de-France à partir du milieu du mois de mai. « Nous sommes en pleine répétition, venir au contact des enfants nous permet de voir ce qu’ils ont compris de la future pièce, note la comédienne. Ces rencontres comptent, aussi, pour la création car elles nous donnent des idées, notamment sur la façon dont nous devrons jouer les deux protagonistes de l’histoire, qui sont des enfants. Nous-mêmes, nous ne nous souvenons plus comment nous étions à 5 ou 10 ans ! »

Sylvie Molines